Pour la première fois de ce siècle, le nombre d’enfants qui meurent de causes évitables devrait augmenter. L’instabilité mondiale, les pressions économiques et la diminution du financement du développement ont créé une conjoncture désastreuse : sans changement de cap, on estime que 30 millions d’enfants pourraient mourir de causes évitables au cours des cinq prochaines années, dont la moitié en raison de la malnutrition.
L’Afrique paiera le plus lourd tribut, avec environ 18 millions de ces décès et au moins 50 millions d’enfants qui naîtront trop petits ou prématurément. Cette crise témoigne non seulement d’un manque de financement, mais aussi des limites de la dépendance à l’aide internationale. Elle offre également une occasion historique de mettre en œuvre des solutions durables, dirigées par les pays.