Recherche et développement

Élargir les connaissances mondiales pour améliorer l’impact nutritionnel.

Moteur de l’innovation, l’unité de recherche et développement de Nutrition International recueille des données et s’attaque aux occasions manquées et aux défis non relevés afin d’améliorer la nutrition des populations qui vivent dans des situations vulnérables.

Forte d’une stratégie renouvelée et d’un programme d’études prioritaires, l’unité positionne l’organisation comme un chef de file mondial de la recherche en nutrition, maximise l’impact des programmes et collabore avec ses partenaires pour soutenir des recherches et des évaluations de haute qualité.

Nutrition International a assumé la présidence du groupe de travail sur la mise en œuvre des programmes de l’Alliance contre l’anémie, hébergé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF. Dans ce rôle, nous avons aidé les pays à élaborer des plans nationaux de réduction de l’anémie conformes au Cadre d’action global contre l’anémie de l’OMS. Nous avons contribué à la rédaction du guide opérationnel et du cadre de suivi de l’Alliance, conçus pour aider les décideurs politiques et les responsables de programmes à mettre en œuvre des actions dans les cinq axes du cadre. L’unité a également mené une analyse du paysage complet de la prévalence de l’anémie et des facteurs déterminants dans tous les États membres de l’Union africaine (UA). En collaboration avec l’OMS, l’unité a également coordonné l’élaboration du cadre stratégique de l’UA pour la prévention et la prise en charge de l’anémie. Cadre fondé sur des données probantes, la Commission de l’Union africaine a approuvé ce cadre qu’elle a lancé en février 2025.

Pour élargir l’accès aux services essentiels à la survie des enfants, nous avons lancé une étude de validation de principe sur la protection totale des enfants au Kenya et au Sénégal. Grâce à notre programme d’assistance technique pour renforcer l’administration de SVA dans les soins de santé de routine, l’étude évaluera si un modèle optimisé – qui augmente les contacts en temps opportun avec chaque enfant admissible de moins de cinq ans – peut simultanément stimuler la couverture de SVA, la vaccination et d’autres services. L’étude examinera également la faisabilité d’un tel modèle pour les agents de santé et les facteurs qui pourraient influencer l’adoption.

En Éthiopie, Nutrition International a collaboré avec l’Institut éthiopien de santé publique, l’Université de Californie à Davis et l’Université de Toronto pour mettre au point et évaluer un sel doublement enrichi en iode et en acide folique (SDE-IoAF) afin d’améliorer le statut en folates et de réduire les anomalies du tube neural. Le projet a démontré que l’Éthiopie peut produire le SDE-IoAF industriellement et que la population l’accepte. Nous avons récemment réalisé un essai contrôlé randomisé en double aveugle pour analyser son efficacité biologique, et nous communiquerons les résultats au gouvernement dans les prochains mois.

Par ailleurs, en partenariat avec l’International Initiative for Impact Evaluation (3ie), nous avons participé à une évaluation théorique du programme kenyan de mobilisation des ressources nationales. L’évaluation a révélé une augmentation de 50 % du financement total pour la nutrition dans les pays participants, un succès réalisé grâce au soutien politique et à des ressources humaines performantes. Les enseignements tirés de cette étude guideront la programmation à l’avenir, de même que l’assistance technique liée au financement de la nutrition.

Nutrition International a aussi collaboré avec la Harvard T.H. Chan School of Public Health pour quantifier l’impact intergénérationnel des interventions nutritionnelles pour les mères et les nouveau-nés sur les maladies non transmissibles (MNT). Les résultats montrent qu’une couverture élevée en suppléments de micronutriments multiples pourrait prévenir plus de 51 000 décès dus aux MNT, six millions de cas d’hypertension et trois millions de cas de diabète par cohorte de naissances, un impact attribué en bonne partie au fer et à l’acide folique (estimé à environ 50 %).

Comme nous cherchons toujours à intégrer les services nutritionnels à d’autres services existants, nous avons développé et validé un outil qui permet d’identifier les domaines où il est possible de combiner des interventions pour mieux répondre aux besoins, optimiser la mise à l’échelle et réduire les coûts. Les études de validation menées dans deux comtés kenyans ont évalué les défis prioritaires en nutrition des adolescents et les possibilités d’intégration. Nutrition International inclura cet outil dans sa collection d’outils gratuits disponibles pour les pays et les partenaires.

Nous avons fait équipe avec Atlas AI pour développer une application géospatiale basée sur l’intelligence artificielle (IA). Cette application permet de cartographier la vulnérabilité nutritionnelle des populations avec une plus grande précision et à moindre coût, et de mieux cibler les enfants qui risquent de manquer leur vaccination ou de ne pas bénéficier de la SVA. Mise à l’essai au Kenya, nous devrions être en mesure d’étendre cette application à 11 pays. En parallèle, nous procèderons l’an prochain à des essais sur le terrain d’un outil de cartographie qui combine la vulnérabilité climatique et nutritionnelle. Nous faisons actuellement la promotion de ces innovations par le biais de publications et de communications afin d’encourager les investissements dans l’IA pour les programmes de santé publique dans les pays à revenu faible et intermédiaire.