Cette démarche intègre des données probantes et des actions concrètes qui permettent à nos équipes de concevoir et de mettre en œuvre des programmes nutritionnels sensibles et adaptés au genre.
En Éthiopie, nous avons fourni une assistance technique continue aux unités de mise en œuvre du programme de la Déclaration de Seqota afin qu’elles puissent approfondir l’intégration de la dimension de genre. Nous avons mis l’accent sur l’utilisation du cadre SERA (suivi, évaluation, responsabilité et apprentissage). Nous avons examiné les principaux indicateurs et recommandé des améliorations. Nous avons également soutenu l’intégration de la dimension de genre au sein de l’Institut éthiopien de santé publique et du Centre de recherche et de développement sur les aliments et les boissons. Nous les avons secondés dans la réalisation d’un audit sur le genre et formés sur l’application d’approches sensibles au genre à la réglementation sur l’enrichissement des aliments.
En Inde, plus de 12 000 proches aidants, dont des mères, des pères et des belles-mères, ont participé à des séances de conseil avec des travailleurs de première ligne. Ces rencontres contribuent à faire entendre la voix des femmes et à renforcer leur pouvoir de décision sur leur propre santé et leur alimentation ainsi que celles de leurs enfants. Au Bangladesh, à l’aide de ressources développées par Nutrition International, on a organisé des sessions hebdomadaires d’éducation nutritionnelle sensibles au genre dans les écoles. Lors de ces sessions, les garçons et les filles ont abordé 12 thèmes sensibles au genre, notamment sur une saine alimentation, la prévention de l’anémie, la santé menstruelle, la prévention des carences en micronutriments, l’hygiène menstruelle et les mariages précoces. Le pays a étendu le modèle aux clubs d’adolescents, alors que des pairs sous la supervision d’enseignants animent des sessions et favorisent un apprentissage inclusif.
Pour bâtir sur ces acquis, nous avons collaboré avec les gouvernements et les partenaires de mise en œuvre en Éthiopie, au Kenya, en Inde, au Nigéria, au Sénégal et en Tanzanie pour dispenser une formation en cascade sur l’égalité des sexes et la nutrition. Cette formation permet aux participants d’identifier les obstacles liés au genre, d’adapter les services et d’assurer le suivi des résultats.