En 2024, nous avons lancé l’outil de calcul « Coût de l’inaction » en partenariat avec Limestone Analytics et avec le financement du gouvernement du Canada. Fondé sur des données probantes, cet outil convivial fournit aux décideurs politiques, aux défenseurs et aux donateurs des estimations rapides et propres à chaque pays. Ces estimations portent sur les coûts sanitaires, humains et économiques liés à l’absence de mesures contre le retard de croissance, le faible poids à la naissance et l’anémie chez les femmes et les enfants dans plus de 140 pays. Depuis son lancement, cet outil fait preuve de ressource essentielle dans les discussions politiques mondiales et nationales. Il soutient les engagements avec le gouvernement du Canada, l’UA, les ateliers régionaux du mouvement SUN, le sommet Nutrition for Growth (N4G) de Paris 2025, la Banque mondiale – Asie, la Banque asiatique de développement (BAD) ainsi que de nombreux gouvernements nationaux, des coalitions de défense et des médias.
Nous avons également fourni une assistance technique ciblée pour aider les pays à offrir la supplémentation en micronutriments multiples (SMM) plutôt que la supplémentation en fer et en acide folique (FAF) aux femmes enceintes. Au Pakistan, nous avons développé un modèle de calcul des coûts de transition pour guider la mise à l’échelle de la SMM, tandis qu’au Nigéria, nous avons mené une analyse des coûts pour fournir des renseignements sur un tel changement dans l’État de Bauchi. Les conclusions de ces deux analyses soutiendront la mise en œuvre à l’échelle nationale et offriront un modèle pour des transitions semblables à l’échelle mondiale.
De plus, nous avons aidé le gouvernement nigérian à élaborer un cadre législatif pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour soutenir le financement durable de la nutrition. Ce geste contribue à institutionnaliser le financement au sein des structures de gouvernance et à garantir des engagements politiques, programmatiques et budgétaires à long terme, fondés sur une transparence et une responsabilité accrues.
À l’échelle régionale, notre collaboration avec la Banque africaine de développement a donné lieu à trois rapports économiques et sectoriels sur la nutrition pour le Nigéria, le Sénégal et la Tanzanie, trois pays qui connaissent un taux élevé de retard de croissance. Ces rapports contribueront à faire de la nutrition une priorité stratégique dans les documents de stratégies nationales (documents de planification gouvernementaux qui orientent les investissements des partenaires de développement), à orienter les décisions de financement et à promouvoir un financement nutritionnel intelligent lors de la planification future et des examens à mi-parcours.