La malnutrition est un problème pressant aux Philippines, marqué par des carences prédominantes en micronutriments, en particulier chez les femmes, les enfants et les adolescentes. L’anémie constitue un problème de santé publique important, touchant 23 % des femmes enceintes, 13,4 % des enfants de moins de cinq ans et 13 % des femmes allaitantes à travers le pays. En outre, 15,5 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de carence en vitamine A, ce qui les expose à un risque accru de maladie et de décès prématuré. L’enquête nationale élargie sur la nutrition de 2018-19 a indiqué que l’apport alimentaire des ménages en micronutriments essentiels est inférieur aux niveaux recommandés dans la région.
Il est possible de remédier à ces insuffisances grâce à des efforts adéquats d’enrichissement des aliments. En 2000, le Gouvernement philippin a ordonné que toute la farine, l’huile, le riz et le sel comestibles soient enrichis en vitamine A et en fer. Malgré cela, les lacunes existantes doivent être comblées pour améliorer la santé et le bien-être général de la population. La norme nationale actuelle pour l’enrichissement de la farine de blé ne prend pas en compte l’acide folique ni la forme de fer biodisponible recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce qui entraîne une augmentation des anomalies évitables du tube neural. En outre, l’éventuelle abrogation de la législation actuelle sur l’iodation obligatoire du sel menace le programme national d’iodation universelle du sel, exposant la population à un risque accru de troubles liés à une carence en iode.